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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 11:06

Dans un avis publié au journal officiel du 12 juillet, Jean-Marie Delarue, Contrôleur général des lieux de privation de liberté, s'est intéressé aux conditions de travail du personnel chargé de la surveillance et de la sécurité.

 

Il met tout d'abord en avant le fait difficilement contestable que celles-ci avaient des conséquences sur le respect des droits fondamentaux en prison, en garde à vue, en rétention ou encore dans le cadre d'une hospitalisation sans consentement en institant notamment sur l'importance de la relation humaine à l'égard de la personne captive.

 

Vient alors le moment du constat et il semble sans appel :
"tant les relations entretenues avec les administrations compétentes que les thèmes soulevés par les organisations professionnelles ou que les entretiens confidentiels largement pratiqués par le contrôle général sur ses lieux de visite mettent en avant nombre de souffrances au travail."

 

Plusieurs éléments sont invoqués pour expliquer cette situation tels que l'isolement de certains agents, le développement des techniques alternatives ou non à la présence humaine (ce qui renvoie principalement à la vidéo-surveillance), les tensions croissantes avec la population prises en charge et en particulier la question de la violence, le manque de repères des individus privées de liberté qui peuvent parfois se cumuler avec des problèmes psychyologiques peu ou pas traités...
Tout cela contribuerait à rendre "différent, délicat, parfois très difficile l'exercice des missions qui sont confiées aux agents publics de surveillance et de sécurité, qu'ils soient issus de la police, de la gendarmerie, des douanes ou de l'administration pénitentiaire."

 

Tout en relevant que ces situations sont actuellement pris en charge d'une part par la hiérarchie et d'autre part par l'existence d'une solidarité entre collègues, Jean-Marie Delarue propose d'aller plus loin et de mettre en place, voire de généraliser, des mécanismes pour faire face à ces problèmes.

 

Il veut offrir la possibilité à un agent "pendant son temps de travail ou hors de ce dernier, sur son lieu de travail ou non, d’évoquer en toute confiance, dans le cadre d’une relation égalitaire, la manière dont il accomplit sa tâche, en particulier lorsque celle-ci lui pose des difficultés particulières qui peuvent retentir jusque dans sa vie personnelle, de manière à mieux en maîtriser les éléments" ; le tout en s'appuyant, si besoin, sur l'exemple d'initiatives actuellement développées à une plus faible échelle ou pour d'autres professions.

 

Le Contrôleur général précise que les instruments nécessaires devraient fonctionner en dehors de toute hiérarchie (qui pourrait freiner certains participants) et pourraient prendre des formes multiples et variées (entretiens individuels, échanges collectifs avec d'autres agents du même niveau ou pas, avec des professionnels qualifiés...)

La décision de recourir à de telles solutions serait prise uniquement par l'agent de manière totalement libre ; l'administration se contentant d'effectuer la mise à disposition des moyens utiles.

 

Il compte également sur les organisations professionnelles pour soutenir la multiplication de ce type d'initiatives.

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