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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 06:54

Quelque part dans le Colorado. Un coin reculé de 36.000 âmes et 13 prisons. Prison Valley, c’est ça : un road movie intéractif dans une ville-prison où même ceux qui vivent dehors vivent dedans.

 

Ce webdocumentaire écrit et réalisé par le journaliste David Dufresne et le photographe Philippe Brault est un road-movie interactif d'un genre inédit, une plongée dans l'industrie carcérale américaine. Il va à la rencontre des habitants de Cañon City, bourgade paumée du Comté de Fremont dans le Colorado. Où même ceux qui vivent dehors, vivent dedans. Un complexe prisonnier – comme on dit complexe hôtelier – de 36.000 âmes et 13 prisons, dont Supermax, la nouvelle Alcatraz. Prison Valley met l'internaute au centre du débat, lui permettant de dialoguer directement avec les protagonistes du film, ou des intervenants extérieurs lors de forums thématiques. Images, sons, textes, documents ou posts enrichissent, au fil du temps, le récit en un passionnant débat collectif.

 


 

La justice a toujours été au coeur de la politique américaine, de son cinéma et de sa littérature. Prison Valley commencera, en quelque sorte, là où s'arrête Prison Break. Qu'est-ce que l'Amérique d'aujourd'hui ? Jusqu'où s'accommode-t-elle de ses propres folies ? Comment se regarde-t-elle ?

 

La dimension à la fois ordinaire et extraordinaire du Comté de Fremont, est centrale. La « vallée des prisons » offre des résonances contemporaines qui préfigurent l'avenir de notre propre société. Cañon City, c'est presque une ville modèle de ce que pourrait être le monde futur avec ses pénitenciers dernier cri, ses 16% de population incarcérée, et son Supermax, la prison des prisons, celle des Timothy McVeigh, Unabomber, Zacarias Moussaoui et tant d'autres.

 

Autrement dit : dans une société occidentale qui a fait le choix de l'enfermement, de la répression et du contrôle – plutôt que de la prévention et de l'éducation –, aller à Cañon City, c'est se plonger dans notre avenir. Ici, la crise économique, on ne connaît pas. Ou peu. Il n'y a pas de suppression d'emplois. « On ne remet pas les prisonniers en liberté quand l'économie va mal ». Ici, « la récession qui frappe l'Amérique » est amortie. Parce que derrière les murs, il y a 7 735 détenus et autant d'emplois stables directement liés à ce qu'il faut bien appeler par son nom : l'industrie de la prison.

 

Prison Valley raconte le mélange qui s'opère dans cette vallée du Colorado. Prison. Industrie. Rentabilité. Main d'œuvre. Détenus. Incarcération. Toujours, et encore. Prison Valley, c'est ça : un road-movie dans une « version clean de l'enfer ». Cette idée traverse tout le documentaire. Tout comme la tranquillité qui se dégage de ses personnages : la vallée de Cañon City est paisible. Elle renferme pourtant le pire de l'Amérique. Les internautes passeront sans cesse d'un extrême à l'autre, pour aller à la rencontre de ces protagonistes qui parlent volontiers. Comme le font les Américains, qui se savent confusément universels.

 


À la croisée du cinéma documentaire, de la photographie et de l'interactivité, Prison Valley se propose de renforcer la place du spectateur, en le remettant au coeur du débat. Une des promesses originelles de l'Internet.

 

Le récit principal autonome est un carnet de route au «nous» narratif, englobant d'emblée le spectateur. À différents noeuds de ce récit, des portes s'ouvrent sur des «zones interactives», chacune différente : débats, expériences, compléments. Des extensions qui se fondent totalement dans le corps même du récit, en se situant dans des éléments du décor naturel. Et lorsque l'internaute en ressort, il reprend l'histoire là où il l'a laissée.

 

Une première dans le cadre d'un webdocumentaire et du documentaire tout court : à intervalles réguliers, certains protagonistes du film seront disponibles pour discuter et répondre aux internautes. Connectés au programme, ils pourront prendre connaissance des questions qui leur sont soumises et apporter éclairage, réponses et réactions.

 

Avec Prison Valley, le spectateur n'est donc pas isolé. Il visualise les autres utilisateurs connectés. Il peut, à des moments choisis, les rencontrer, échanger et débattre durant son visionnage. Et participer aux débats dans les forums thématiques.

Des portfolios sonores permettent également de s'immerger encore davantage dans l'atmosphère de Prison Valley. Des séquences fortes qui se clôturent sur le recueil des impressions des internautes.

 

Prison Valley est appelé au fil du temps à s'enrichir des débats qu'il va susciter : analyses, chiffres clés, études prospectives, tribunes, interviews, etc. Sociologues, philosophes, économistes et responsables politiques seront invités à réagir. Le programme va également largement communiquer avec le public, en privilégiant les réseaux sociaux FaceBook et Twitter.


 

http://prisonvalley.arte.tv/

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